Pour commencer à manger autrement, il faut comprendre plusieurs choses. D'abord, comment fonctionne notre corps...
NOS CELLULES
Nos cellules ont besoin de sucre en permanence, ou plus exactement d'un sucre : le glucose, qui est le carburant avec lequel elle fonctionnent.
Notre organisme se doit donc de fournir du glucose à nos cellules, tout au long de la journée. C'est le but de l'alimentation, de la digestion, de l'assimilation, du transport en quantité
suffisante de glucose.
Comment l'organisme fabrique t-il du glucose ? Eh bien, non pas à partir du sucre que l'on peut consommer, mais à partir des amidons, des glucides en premier lieu, des lipides en second lieu, et
même, en cas de nécessité, à partir des protides (néoglucogénèse).
C'est une erreur de croire que consommer du sucre blanc est indispensable à la vie.
Nos enzymes digèrent les aliments, les scindent en molécules simples : glucose, acides aminés, acides gras qui sont normalement assimilés au niveau de l'intestin grêle, passant ainsi dans le
sang. Nous faisons une petite réserve de glucose au niveau du foie (sous forme de glycogène) et au niveau des muscles. Quand cette réserve est épuisée, à l'occasion d'un effort physique ou
intellectuel, nous avons deux possibilités : soit manger à nouveau, soit tirer dans les réserves que nous avons tous, à savoir nos réserves adipeuses (de graisses).
Il faut savoir, avant d'aller plus loin, que nos cellules n'ont pas seulement besoin de glucose pour fonctionner, mais aussi d'oxygène, d'oligo-éléments et de vitamines en petites quantités. Les
besoins de l'organisme sont couverts normalement par une alimentation variée, riche en fruits, en graines oléagineuses ou céréalières, en légumes cuits ou crus, en graines germées, le tout
d'origine biologique.
Notre glycémie, c'est à dire la quantité de glucose dans le sang, est d'environ un gramme par litre de sang. Cette teneur est maintenue constante (entre 0.8 et 1.1) par un jeu d'hormones,
hypoglycémiantes (insuline) ou hyperglycémiantes (glucagon, adrénaline, hormone somatotrope, glucocorticoïdes) agissant sur la libération du glucose dans le sang, sur sa pénétration dans les
cellules.
La baisse de ce taux entraîne un état de faiblesse, les cellules n'ont plus de carburant. Les symptômes de l'hypoglycémie sont assez connus : sensation de faim, fringale en fin de matinée ou
d'après midi, coup de pompe, difficultés de concentration, vertiges, maux de tête, anxiété, peurs, pâleur, palpitations cardiaques, vision floue, sueur, somnolence post prandiale...noter que ces
symptômes sont presque tous des signes de parasympaticotonie : l'organisme a besoin de se reposer, de se recharger, de faire un travail à l'intérieur, de ne plus être dans l'action extérieure, de se détoxiner. Quand cela est
possible, il est bon d'accepter cet état de parasympaticotonie, car l'organisme se régénère alors naturellement, plutôt que de recharger tout de suite en sucre rapide et de repartir dans
l'action.../...
Les sucres à effet rapide vont avoir tendance à solliciter l'ensemble des glandes régulatrices de la glycémie : thyroïde, pancréas, surrénales, les hypersensibiliser, et à terme à les épuiser,
d'où hyperglycémie qui s'installe, une fatigue profonde...
Cette consommation de sucre va souvent de pair avec des troubles de l'humeur, irritabilité, petite déprime...et un stress permanent. J'entends ici par stress, une sollicitation fréquente,
répétée, forte ou faible, de l'organisme, tant au plan physique, que nerveux (bruit, relations...)
Les principaux facteurs de dérèglement sont, au delà des facteurs héréditaires, par ordre relatif d'importance :
- Le stress, une vie irrégulière, stressante, les agressions de toutes sortes, le bruit...
- Le grignotage, l'alimentation raffinée, trop riche notamment en matières grasses animales
- La sédentarité (induisant une mauvais oxygénation, une surcharge pondérale)
- La consommation d'alcool, sous toutes ses formes (mais surtout à jeun), poison hépatique et pancréatique qui altère les membranes cellulaires, et
grand producteur de radicaux libres
- Le tabac
- Le café
- Certains médicaments,
dont notamment les oestro-progestatifs (pilule)
- Les produits chimiques tels les nombreux pesticides
- Les désordres immunitaires (maladies auto immunes)
- Les maladies du pancréas
Il existe un autre effet du saccharose, méconnu, celui là. Son effet acidifiant.
Comment une substance de goût sucré peut elle avoir un effet acide ? Le sucre blanc induit dans la bouche un pH très acide, reponsable d'ailleurs de l'altération de l'émail des dents. Je me
souviens avoir voulu goûter, à la sortie d'un jeûne, de la confiture. Je fus surpris par la brûlure que je ressentis alors.
Il faut différencier les substances au goût acide tels que la rhubarbe ou le citron, et les aliments producteurs d'acides dits "acidifiants" tels les substances grasses, les sucres, les
glucides...Ces derniers produisent des acides lors de leur transformation, leur métabolisation au niveau du foie et de la cellule. A chaque maillon de la chaîne de transformation, interviennent
des enzymes différents. Chaque étape dépend de la précédente. Et il suffit qu'un activateur manque, un seul oligo-élément, pour que toute la chaîne soit bloquée. Les acides intermédiaires se
répandent alors dans tous les tissus de l'organisme. Le sucre raffiné est ainsi beaucoup plus acidifiant que les sucres naturels complets (un procéssus semblable existe avec les corps gras).
On notera l'importance cruciale de l'oxygénation des cellules. Une personne qui respire bien, et qui s'oxygène, sera en meilleure santé et "supportera" mieux les excès et écarts alimentaires.
La consommation régulière de sucre raffiné, associée à du pain blanc, à la farine blanche, au sel blanc, à la sédentarisation, à une alimentation grasse, à une carence en fruits et légumes,
conduit inéxorablement à une acidose généralisée du corps.
Le sucre est un grand producteur d'acidose, provoquant les symptômes suivants : inflammations, irritations, peau sèche, agression des muqueuses et de la peau, entrainant des difficultés de
cicatrisation, des infections bactériennes. L'acidose est aussi source d'ostéoporose : une densité moindre des os qui sont ainsi fragilisés, et qui peuvent même se fracturer
spontanément, formation de dépôts de sels (les acides forment des sels avec des bases : pyruvates, oxalates, urates) dans les articulations et les organes. Aussi, calculs biliaires, urinaires,
rénaux, salivaires...ainsi que gencives enflammées, fatigabilité, frilosité, problèmes dentaires, spasmes musculaires, sciatiques, lumbagos, irritabilité, crampes, ongles fragiles, fissures,
crevasses, cystites...La liste des problèmes de santé liée au sucre et aux acides est très longue, en dermatologie, rhumatologie, gastro-entérologie, ophtalmologie, neurologie,
urologie, psychiatrie, endocrinologie, dentisterie...
D'où la montée de ce syndrome nouveau que le corps médical a baptisé "fibromyalgie". Lorsque l'organisme est acidifié,
nos nerfs, nos organes, nos muscles, notre squelette baignent en permanence dans une mare d'acides. Je vois en consultation des personnes que l'on ne peut plus toucher : le moindre muscle est
douloureux, la moindre pression est douloureuse. L'acidose est généralisée.
La consommation de sucre a donc pour conséquences à moyen terme tous les effets de l'acidose : douleur, inflammations, agressions et rougeur de la peau et des muqueuses, brûlures, corrosion des
articulations et des vertèbres, irritabilité des humeurs (et de l'humeur !).../...
SUCRE ET POLLUTION PAR LES METAUX LOURDS
Nous observons depuis quelques années une augmentation des intolérances alimentaires, aux produits laitiers, aux produits dérivés du blé...
Intolérance n'est pas allergie. Dans l'allergie, il y a une réaction forte et violente à un allergène. Dans l'allergie au gluten (la maladie coeliaque), il y a une impossibilité totale de digérer
le gluten, par absence héréditaire d'une enzyme.
Dans les intolérances, il y a une difficulté à digérer un produit, il y a une digestion partielle, incomplète, des malaises : ballonements, selles mal formées, maux de tête, douleurs du ventre,
infections à distance, troubles ORL, urinaires...que la personne souffrante incrimine à tel ou tel aliment !
Je constate cela depuis plusieurs années, quand une explication éclairante m'a été donnée par des scientifiques suisses.
Ces études concernent la pollution par les métaux lourds (cadmium, plomb, titane, aluminium, étain, argent, antimoine, cuivre...) en général et le mercure en particulier.
Ces métaux ont la particularité chimique de bloquer des récepteurs enzymatiques. Les enzymes fonctionnent en effet souvent avec des co-enzymes métalliques. Or la digestion est effectuée grâce à
de nombreuses enzymes digestives qui, de ce fait, deviennent inopérantes. La digestion est bloquée.
Des substances amylacées ou polypeptidiques se trouvent alors en situation de passer la barrière intestinale, passent dans la circulation sanguine ou fermentent, putréfient dans le côlon,
provoquant soit des symptômes à distance, soit des inflammations locales.
On a ainsi pu démontrer, par exemple, que de nombreux troubles neurologiques de type autisme, schizophrénie, depressions, sléroses en plaques, Alzheimer, hyperactivité nerveuse...étaient en
rapport avec des substances opioïdes (polypeptides proches des substances opiacées).
Or, les sources toxiques de métaux lourds sont aujourd'hui innombrables dans notre société. L'on trouve du mercure (volatil) dans les amalgames dentaires, les vaccins, l'air, l'eau, en provenance
des usines d'incinération ou des industries chimiques, certains médicaments, les thermomètres, certains aliments en bout de chaîne alimentaire tel le thon...Et les troubles immunitaires, ces
intolérances digestives, ces troubles neurologiques sont en forte augmentation dans notre société.
CONSEIL D'UTILISATION DU SUCRE AU QUOTIDIEN
Ne consommer de sucre blanc que très occasionnellement , voire pas du tout. Ne pas en acheter. Le sucre roux, n'a pas de propriétés intéressantes : il n'est pas raffiné à fond, parfois même
il s'agit de sucre blanc que l'on a recoloré ! Il est un peu meilleur que le blanc mais c'est encore du saccharose à 99%.
Consommer du sucre complet, du miel, en quantités raisonnables, c'est à dire en petites quantités. Il existe par ailleurs, une foule de produits diététiques sucrés, à base de
dattes, de sirop de blé, de fruits secs, de miel, de sucre de canne complet...Voyez votre magasin diététique.../...
Source :
Extrait d'un article d' Eric Brebion tiré du numéro 152 de la revue BIO CONTACT
Vous pouvez vous procurer gratuitement, la revue BIO CONTACT dans tous les magasins bio de France ou bien vous renseigner pour le recevoir à votre domicile ici
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires Récents